YULE - autour du 22 décembre

Yule, solstice d'hiver

Connue également sous les noms de Yuletide, Alban Arthuan, et Noël par extension, le solstice d'hiver, fêté autour du 22 décembre marque la nuit la plus longue de l'année.
À partir de cette date, les jours commencent à s'allonger; le soleil est à son ploint le plus sud-est au-dessus du tropique du Capricorne (pour l'hémisphère nord) et n'a pas de mouvement apparent vers le nord ou le sud.
C'est une période festive car elle marque un tournant dans l'hiver et le retour éventuel du printemps.

Dans la tradition païenne, c'est le temps où l'on honore la Déesse pour avoir donné naissance au soleil une fois de plus.
Le Roi du houx ou le Seigneur des Ténèbres (Holly King, Lord of Darkness) représente la mort et la noirceur depuis Samhain (Halloween), et le Roi chêne ou le Seigneur de la Lumière (Oak King, Lord of Light) représente la vie et le recommencement.
L'année n'étant autre qu'une longue bataille entre les deux, et le roi chêne ayant gagné, les jours deviennent plus longs.
Le nom Yule qui signifie la roue, nous vient du norvégien, tout comme plusieurs traditions: l'arbre (habituellement un conifère), les décorations de houx, de lierre et de pin, la bûche, le "Wassailing".

La bûche de Yule est de chêne, et dans les temps anciens, elle était conservée tout au long de l'année dans un endroit sacré car elle représente le feu sacré, la lumière de la Terre.
La bûche traditionnelle devait bruler pendant 12 heures, pour porter chance.
Maintenant que bien des maisons n'ont plus de foyer pour brûler la bûche, celle-ci prend place sur la table, en gâteau roulé.

Plus tard, elle fut remplacée par l'arbre, et plutôt que de le brûler, des bougies allumées y étaient placées. Les protestants clament que Martin Luther inventa cette tradition et les catholiques prétendent que c'est Saint-Boniface, mais la coutume existait déjà au temps des Saturnales romaines et même dans l'ancienne Égypte. Naturellement, l'arbre choisi devait être coupé et non acheté, et le temps voulu, brulé comme objet sacré et non comme vulgaire bois de chauffage. Les premiers arbres artificiels ont vu le jour en Allemagne. Ils étaient en plumes.

Les houx, lierre et gui étaient des plantes très importantes pour cette occasion car elles représentent la fertilité et la vie éternelle. Le gui était vénéré par les druides celtes, qui le coupaient avec une faucille en or à la sixième nuit de la lune. Il était réputé pour être aphrodisiaque (magicallement, pas médicallement car il est très toxique, mais cette propriété ne jouait qu'un très petit rôle à cette période de l'année.

Pour se donner du bon temps, on lui préférait l'alcool, le plus populaire étant la coupe waissail, nom dérivé de l'anglo-saxon "waes hael" qui signifie être entier. Le "wassail" est un mélange de bière, de brandy et de cidre très alcoolisé épicé avec de la cannelle, du gingembre, de la muscade et des pommes aux clous de girofle. Ce breuvage était apporté de maison en maison, en chantant en route (carolling). Il a été remplacé par le lait de poule, un breuvage à base de lait, d'alcool et d'oeufs entiers (d'où le nom) rehaussé de cannelle, muscade, clou de girofle et beaucoup de sucre.

Cette fête est associé à la naissance d'un bon nombre de dieux païens et de héros; et plusieurs d'entre eux: Oedipe, Thésée, Hercule, Persée, Jason, Dionysos, Apollon, Mithra, Horus et même le roi Arthur des légendes possèdent une histoire de naissance, de mort et de résurrection très proche de la vie de Jésus, et la plupart d'entre eux le précèdent au point de vue strictement historique. Les Chrétiens ont pris beaucoup de temps pour s'accaparer cette fête. La tradition était établie que Marie avait donné naissance le 25 du mois, mais personne ne s'accordait pour savoir de quel mois il s'agissait. Finallement, en 320 de notre ère, Les pères Catholiques de Rome décidèrent de placer la fête en décembre, dans un effort pour erradiquer la célébration Mitraïque des romains et la célébration de Yule des celtes et saxons. L'Église romaine n'a jamais prétendu que la date était historiquement valable, car les bergers ne déplacent pas les troupeaux vers les hauts pâturages en plein milieu de l'hiver, et de nuit en plus! Le nouveau testament donnerait plutôt comme référence pour la naissance de Jésus quelque part au printemps. C'est aussi au printemps que les brebis vêlent et que les bergers restent près du troupeau pour s'assurer de leur sécurité, même la nuit. C'est pourquoi l'Église orthodoxe refuse cette date du 25 décembre, en lui préférant une date astrologique, calculée sur la lune.

Cette fête chrétienne a connu des débuts assez chancelants, car pendant près de trois siècles, personne ne savait ou Jésus était né. Mais la date du 25 décembre finit par entrer dans les coutumes. En 529, c'était une fête civique et tout travail (sauf les pâtissiers, cuisiniers et tous ceux qui préparaient la fête) était prohibé par l'empereur Justinien. En 563, le concile de Braga interdit le jeûne pendant le jour de Noël et quatre ans plus tard, le concile de Tours proclama les 12 jours, de Noël jusqu'à l'Épiphanie, comme étant une période festive et sacrée. Au Moyen-Age, Noël n'était pas la fête d'une seule journée mais une période de 12 jours, du 25 décembre au 6 janvier.

Naturellement, la fête de Noël ne s'étendit pas plus vite d'un pays à l'autre que le Christianisme lui-même, et c'est pour cela que Noël n'était pas célébré en Irlande avant la fin du cinquième siècle, en Angleterre, Suisse et Autrice, pas avant le septième, en Allemagne au huitième et dans les terres slaves aux neuvième et dixième siècles. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y avait pas de fête vers cette date. Bien avant que le Monde ait entendu parler de Jésus, les païens célébraient cette période en apportant une buche de chêne dans la maison, en la bénissant puis en l'allumant des restes de la buche de l'année précédente. Des charades étaient posées et répondues, des rituels magiques étaient pratiqués, des sangliers étaient sacrifiés et consommés avec de grandes quantités d'alcool, des bouquets de moisson étaient apportées de maison en maison en les accompagnant de chants, des rites de fertilité étaient pratiqués (les filles qui se tenaient sous le gui recevaient bien plus qu'un chaste baiser), et des rites de divination étaient réalisés avec les épis de blé. Plusieurs de ces traditions ont été incorporées à la fête chrétienne sous une forme ou une autre, mais peu de gens connaissent leur origine.

Le folklore médiéval a laissé aussi quelques traditions concernant la nuit de Noël, par exemple: que les animaux s'agenouillent à minuit (sauf si on les épie) ou que les abeilles chantonnent le 100ième psaume. Un Noël venteux ou un criquet dans le foyer ce soir-là sont supposés attirer la chance, que les gens nés ce jour peuvent voir les fées, que si on ouvre toutes les portes d'une maison à minuit, tous les mauvais esprits s'en iront, que vous avez une année de chance pour chaque blanc-manger (Christmas pudding) de Noël mangé, que l'arbre doit être enlevé au douzième jour de la fête, sinon la malchance s'abattera sur la demeure, que si Noël tombe un dimanche, l'hiver sera venteux, que chaque heure d'ensoleillement le jour de Noël indique le nombre de nuits de gel en mai, qu'on peut prédire la température de chaque mois de l'année par les 12 jours de Noël, etc.

Dans le folklore germanique, la sorcière de Noël, la "Lutzelfrau" vole dans la nuit sur son balai, en apportant des désagrément à tout ceux qui ne l'honorent pas de quelques présents. "Perchta" est une autre sorcière du Noël allemand. Dans les régions méridionales d'Allemagne, la coutume voulait que les enfants portent des masques et transportent un balai (besom), en allant de porte en porte pour quémander des cadeaux au nom de Perchta. Dans les pays du Proche-Orient, la célébration de la déesse Astarte date de l'époque néolitique. Elle était appelée "Athtar" par les arabes, "Attar-Samayin" en araméen, et "Ashtoreth" par les Canaanites. Elle était connue aussi comme l'Étoile du matin, la dirigeante céleste et la mère de tous les dieux.

Pour terminer, bien des décorations modernes ont une histoire ancienne. Le petit carillon qu'on fait tourner à l'aide de chandelle vient de Pologne, les décorations (boules, glaçons, etc) de verre du sapin proviennent d'Allemagne.


ALIMENTS TRADITIONNELS / PLATS À SERVIR: biscuits (surtout au sucre), cidre chaud épicé, civet de lièvre ou de lapin, cochon de lait rôti, épices (surtout le gingembre), fruits (oranges, poires, pommes), gâteaux au cumin trempés dans du cidre, lait de poule, noix, pain d'épices, pâté en croûte (gibier et venaison), porc, tourte de pigeon, vin chaud épicé, volaille (poulets, chapon, oie, perdrix -- tous rôtis)
ARBRES: chêne (pour la bûche), conifères (cèdre, épinette, pin, sapin)
CARTE DU TAROT: la Tempérance (Arcane Majeur 14)
CHANDELLES: blanches, rouges, vertes
COULEURS: argent, or
DÉCORATIONS POUR L'ARBRE: bâtons de cannelle, fruits (citrons, oranges, pommes), cristaux de quartz entourés de fil métallique (pour imiter les glaçons), guirlandes de boutons de roses séchés, guirlandes de maïs éclaté et canneberges, noix muscade, sachets d'épices parfumés
DÉCORATIONS POUR L'AUTEL PAÏEN: des branches de conifère ou rameaux de végétation à feuilles persistantes (le cèdre, l'épinette, le genévrier, le laurier, le pin, le romarin, le sapin), des cadeaux joliment enrubannés, des chandelles représentant le Père Noël, des feuilles séchées, du gui et du houx, une couronne ou tout autre représentation de la roue solaire
DIVINITÉS: Attis, Dionysos, Lucina, Woden
ENCENS: cèdre, pin, romarin, sapin
FLEURS: cactus de Jérusalem, poinsettias, roses rouges (ou blanches)
HERBES: genévrier, gui, houx, laurier, lierre, romarin
PIERRES: oeil de tigre, rubis
PLANÈTE: Jupiter
YULE - autour du 22 décembre
# Posté le dimanche 03 décembre 2006 14:35

SAMAIN - 31 OCTOBRE

La fin de l'année à Samain s'ouvre sur la nouvelle année sorcière.
Ainsi, dans la fin se situe le commencement, la roue poursuit sa course.

Avant de quitter sa maison pour le rituel, chaque membre du coven dépose au dehors une assiette de gâteaux, des boissons et allume une bougie en offrande à ses chers disparus. On prend le temps de se souvenir de ses proches.

L'autel est décoré de feuilles mortes. Une pomme et une grenade y sont déposées. Au centre du cercle se trouve une pierre de vision ou bien une boule de cristal.

Une fois le cercle réuni (coven), après une respiration méditative, la Grande Prêtresse dit :

« Cette nuit, le Voile qui sépare les mondes est le plus fin. C'est la nouvelle année, lorsque l'année défunte s'achève, quand les récoltes prennent fin et les champs se reposent. Pendant cette nuit, le Roi de l'Année déclinante traverse la mer obscure, la matrice de la Mère. Il marche vers l'Ile Brillante, l'½uf lumineux du monde, devenant la graine de sa propre renaissance. Les Portes de la Vie et de la Mort sont ouvertes. L'enfant Soleil est conçu. Les morts marchent et le mystère est révélé aux vivants. Cette fin annonce un nouveau départ. Nous allons, à cette période en dehors du temps, partout et nulle part, ici et là-bas, accueillir le Prince de la Mort, Prince de la Vie et la Triple Déesse, cercle des renaissances ».

Purifiez, formez le cercle et invoquez la Déesse et le Cornu.
En se tenant par la main, commencez à réciter ce chant liturgique :

« Le grand froid envahit cette nuit, l'obscurité règne
La femme vit, expire, meurt
Le grand froid envahit cette nuit, l'obscurité règne
La Peur vit, expire, meurt
Le grand froid envahit cette nuit, l'obscurité règne »
(continuez en improvisant)

Alors que le chant se poursuit, le Prêtre et la Prêtresse bandent les yeux de chacun. Un par un, les membres du coven se retirent du cercle puis tournent autour de celui-ci. Ils forment alors une sorte de « navire ». Alignés en un long triangle, les mains sur l'épaule de l'autre, ils se balancent alors. Le Prêtre enroule une corde autour des poignets et les attache. Les membres du coven chantent doucement :

« Alors que se tissent les fils d'Argent de la Grande Voile
Les vagues sur la mer sombre
s'entrelacent (répétez) »

Alors que tous dirigent le « navire », ils répètent un mot ou une phrase : « S'entrelacent » ou « les vagues sur la mer sombre». De sorte qu'un rythme hypnotique se crée. Ils continuent jusqu'à ce que chaque membres soient en transe. Alors, le chant se transforme :

« Sombre chevalier, quête fantomatique,
Prince des Deux Mondes,
Navigue vers l'Ouest »

Concentrez l'énergie (le pouvoir), attendez en silence. Le Prêtre fait un pas en avant et dit :

« Apercevez le lointain rivage
Regardez la lumière sur les vagues, comme un linceul
Un chemin se dessine
Marchez sur le ressac, marchez vers le rivage
Brisez les chaînes et soyez libres ! »

Chacun se débarrasse de la corde qui lie les poignets.

« A présent, il n'y a plus d'entraves
Débarrassez-vous du voile qui obstrue votre vue ! »

Les membres du coven retirent leur bandeau.

« A présent, vos yeux sont ouverts
Vous guerroyiez, ici les batailles prennent fin
Vous travailliez, ici vos tâches se terminent
Vous aviez été blessés, ici vous trouverez la guérison
Vous étiez las, ici vous trouverez la quiétude
Vous étiez âgés, ici vous rajeunirez
Car ceci est la Terre de la Jeunesse
La Brillante Terre, l'Ile des Pommes
Ici les bois ne manquent pas : voici un arbre, le c½ur de la lumière
Et un puits de silence
Sombrez, sombrez dans le sommeil, à côté de ce profond puit vert. »

Les membres du coven s'étendent et fixent la boule de cristal. Alors s'installe une transe collective où tous s'exclament, tandis que le Prêtre continue de déclamer :

« Et suivez Le –Il est ici-
Celui qui réconforte, Celui qui console
Le c½ur léger, la tristesse envolée
Il est le guide : la porte est ouverte
Il est le guide : le chemin s'éclaire
Il est le guide : la Mort n'est plus un obstacle
Prince de la danse des ombres, Roi du monde des rêves »

Chacun parvient à des visions, les explique ou non. Il y faut y accorder un long moment car c'est la meilleure nuit de l'année pour la divination. Une fois que tout le monde est revenu de ses visions, le Prêtre et la Prêtresse retournent à l'autel. Elle prend la grenade dans ses mains et la brandit :

« Regardez ce fruit de Vie »

Lui, plonge l'athamé dans cette grenade et la découpe en ajoutant :

« Qui est celui de la Mort »

La Prêtresse et le Prêtre mangent et distribuent les graines à tous :

« Goûtez ces graines de Mort »

Le prêtre brandit alors la pomme :

« Regardez ce fruit de Mort »

La prêtresse coupe la pomme dans le sens transversal et poursuit :

« Qui est celui de la Vie »

Elle brandit la pomme afin de montrer le pentacle formé par les graines en disant :

« Regardez l'étoile à 5 branches de renaissance »

Tout le monde goûte un morceau de cette pomme et boit une gorgée (ndlt : de cidre dans la coupe). Ils disent alors :

« Goûtez le fruit de renaissance et buvez la coupe de la boisson de vie »

Tous se prennent les mains et les soulèvent. La prêtresse dit :

« Voici le cercle de renaissance. A travers toi (elle s'adresse au prêtre), tout disparaît mais à travers moi, tout devrait renaître. Tout disparaît, tout change. La graine devient fruit, le fruit devient graine. A la naissance, nous mourrons ; à la mort, nous fertilisons. Connais Moi et sois libre de toute peur. Mon utérus est le chaudron de renaissance, en Moi, le cercle tourne sans fin ».

Tous : « Soyez bénis ! »

Fêtez puis ouvrez le cercle.



SOURCE
SAMAIN - 31 OCTOBRE
# Posté le mardi 10 octobre 2006 14:51
Modifié le mardi 09 octobre 2007 11:56

MABON

Mabon (20-23 septembre)

Equinoxe d'automne, Mabon (Dieu celte), Feast of Avalon, Wine Harvest, Winter Finding (Teutonique), Cornucopia, Alban Elfed.
C'est le début de l'année noire et c'est la fête des pommes (Avalon), du vin et du raisin (c'est la saison).

Histoire

Dans la mythologie grecque, c'est en ce jour qui marque la fin de l'été qu'Hadés (dieu des Enfers) tomba amoureux de Perséphone lorsqu'il la vit cueillir des fleurs. Il l'enleva pour en faire sa reine. La Déesse des récoltes, Déméter, désespérée par la disparition de sa fille, fit flétrir toute la végétation. Grâce à l'intervention des Dieux de l'Olympe, Perséphone put passer la moitié de l'année hors du royaume des morts et l'autre moitié avec Hadès. Cependant Déméter déclara qu'en signe de deuil la nature dormirait jusqu'à ce que sa fille lui soit rendue. Mabon est un Dieu gallois, celui de la fertilité masculine. Il serait l'homologue mâle de Perséphone. Mabon ap Modron signifie "le Grand Fils de la Grande Mère" (légende orale celte). 'est le Jeune fils, la Jeunesse Divine ou le fils de la lumière. Modron est la Grande Déesse, la terre elle-même. Mabon enlevé trois jours après sa naissance. Sa mère le pleure... Finalement Mabon est sauvé en apprenant de la sagesse et de la mémoire des plus anciens animauxvivants : Le merle, le cerf, l'aigle, le hibou et le saumon (selon certaines légendes se serait le Roi Arthur lui-même qui l'aurait sauvé). Il est éduqué dans les entrailles de Modron, le refuge... Il apporte la lumière à la Mère Terre jusqu'à ce qu'il soit assez fort pour remporter la bataille contre les ténèbres. La lumière a alors assez de sagesse et de force pour planter une nouvelle graine. On associe volontiers Mabon aux déités du vin comme Dionysos, Bacchus. Pour les païens, Mabon marque la deuxième récolte, la première étant Lughnasadh. Comme à Ostara, les jours et les nuits sont de même longueur. 'est l'équilibre. Le Dieu s'affaiblit et se prépare à quitter son enveloppe charnelle pour entrer dans le monde invisible. Il renaîtra de la Déesse à Yule. Elle, se repose.... On la célèbre en tant que mère (Déméter par exemple). Le soleil perd son pouvoir. Le voile entre les mondes s'affine jusqu'à Samhain. De cette fête se dégage une certaine mélancolie. En effet le ralentissement de la nature se répercute sur nous et nous amène naturellement à nous poser des questions. Nous revenons sur l'année précédente (Samhain marque le début de l'année païenne) et nous laissons derrière nous ce qui ne nous sert plus. 'est la vieillesse, l'acceptation de mort à venir. On peut voir aussi dans ce sabbat une récolte de ce que l'on a semé au sens figuré, selon le principe du karma, on revient sur ces actes et on analyse ses erreurs, son évolution. De là, nous pouvons en sortir une certaine sagesse. Ce sont ces périodes qui nous font avancer grâce à l'introspection. Il existe un temps pour agir, un pour réfléchir. Mabon est ainsi le temps des remerciements, pour les bienfaits de la Déesse, résultats des Sabbats de fertilités (Beltane et Litha). Elle nous a accordé ce que nous avons demandé lors de Beltane et Litha.



Actes


Les païens célèbrent les fruits de la saison, témoins de l'union de la déesse et du Dieu (oui il incarne à la fois le fils et l'amant de la Déesse, comme elle incarne trois images: la vieille femme, la mère et la jeune fille). Si vous voulez pratiquer la magie, les sorts de protection, richesse, prospérité, sécurité sont particulièrement à propos ainsi que les sorts pour accroître la confiance en soi ou ceux qui équilibrent les énergies d'une pièce ou d'un endroit quelconque. Vous pouvez disperser des feuilles mortes sur l'autel ou sur le sol lors du rituel.



Proposition d'activités


Fleurir des tombes, faire du vin, ramasser des cosses et des plantes sèches dans la forêt (pour décorer la maison, l'autel ou pour des pratiques magiques), c'est un sacrilège de ne pas honorer les morts si on passe devant un cimetière, travaux de décoration avec des feuilles séchées, faire un tour du jardin, s'en occuper et remercier la nature, récolter tout ce qui peut l'être, faire un mandala de graines et de grains sur le sol, faire une offrande à la Mère Nature et aux animaux, honorer les personnes âgées, faire un repas spécial et inviter vos amis, faire du pain en forme de soleil, faire de la bière, partager l'abondance avec amis et voisins sans jardin, rassembler des vêtements ou de la nourriture pour des ½uvres, faire des promenades en forêt seul ou entre amis, discuter de ces actes passés, ramasser des éléments naturels pour décorer...



Plantes


Vigne, lierre, cèdre, noisetier, tabac, houblon, gland, aster, benjoin, fougère, chèvrefeuille, souci, asclépiade, myrrhe, feuilles de chêne, passiflore, chrysanthèmes, pin, rose, sauge...



Couleurs


Rouge, orange, marron, brun, violet, roux, jaune



Symboles


Raisin, vin, vigne, guirlandes et couronnes de fleurs, pignes de pin, glands, calebasse, farine, feuilles mortes, pierre tombale, bétail, maïs, corne d'abondance.



Autel


feuilles d'automne, gland, pignes de pin, grenade pour symboliser Perséphone descendant dans les Enfers, petite statue ou image représentant la Triple Déesse avec son aspect maternel.


Encens


Encens, jasmin, cannelle, musc, aloe vera, clou de girofle, benjoin, myrrhe, sauge.

Encens de Mabon

2 parties d'encens
1 partie de bois de santal
1 partie de cyprès
1 partie de genièvre
1 partie de pin
½ partie de mousse de chêne
1 pincée de feuille de chêne

Peu aussi s'utiliser pour marquer le changement de saison.

(Scott Cunningham The Complete Book of Incense, Oils and Brews)



Pierres


Améthyste, topaze jaune, saphir, lapis lazuli, agate jaune. Pierres ramassées dans un courant d'eau pendant l'été.



Nourriture


Tout ce que l'on récolte à cette période de l'année: fruits, légumes, grains, maïs, pain de maïs, courge cuite, haricots, grenades, pommes, noisettes et noix, racines comme les carottes, les pommes de terre, oignons...



Recettes


Pain de Mabon
3/4 tasses d'eau
1/2 tasses de miel
1/2 tasses de citron finement coupé
1/2 tasses de sucre
2 cuillères à soupe de graines d'anis
2-1/3 tasses de farine 1-1/2 cuillères à café de levure
1 cuillère à café de noix de muscade
1 cuillère à café de cannelle
1/4 cuillères à café de poivre de la Jamaïque
1 pincée de sel

Porter l'eau à ébullition dans une casserole. Ajouter le miel, le citron, le sucre et les graines d'anis. Remuer jusqu'à ce que le sucre soit complètement dissout et ensuite retirer du feu.
Ajouter la farine, la levure, le sel, le poivre et incorporer au mélange. Battre pour obtenir un pain d'environ 20 cm de long, 12 cm de large et 7-8 cm d'épaisseur.
Mettre à four chaud (350 degrés) pendant une heure. Mettre sur une grille pour refroidir. Cette recette fait un pain.
On peut le garder un jour et on peut le servir pour Lughnasadh et Mabon. Cependant vous pouvez le cuisiner pour tout rassemblement païen (ou autre!).

(Cette recette vient de "The Wicca Spellbook: A Witch's Collection of Wiccan Spells, Potions and Recipes" de Gerina Dunwich, p. 169, a Citadel Press Book, Carol Publishing Group, 1994)


Gâteau aux pommes
2 tasses de sucre
1 pincée de sel
1 1/2 tasses d'huile végétale
1 ½ cuillère à café d'extrait de vanille
3 gros ½ufs
3 tasses de pommes fermes coupées en cube
3 tasses de farine
1 tasse de noix de pékan ou de noix hachées
1 cuillère à café de levure alsacienne (ou du bicarbonate de soude)

Mélanger ensemble le sucre et l'huile
Ajouter les oeufs et battre le mélange.
Mélanger la farine, la levure et le sel
Ajouter au premier mélange
Mélanger la vanille, les pommes, les noix
Verser la pâte dans un moule beurré d'environ 22 cm de diamètre
Enfourner à 325 degrés pendant 1h20 ou jusqu'à ce que le gâteau soit prêt


Apple Crumble (Pour 5 personnes)
3 à 4 grosses pommes à cuire (boskoop par exemple)
150 g de farine
100 g de sucre en poudre
150 g de beurre

Durée de la préparation : 15 minutes environ
Cuisson : 50 minutes

Faire un léger caramel dans le fond d'un plat (mon conseil, j'humidifie juste un peu de sucre en poudre que je réchauffe légèrement).
Disposer les pommes coupées en lamelles très fines jusqu'à obtenir une épaisseur de 15 mm environ.
Préparer la pâte en mélangeant la farine et le sucre. Puis, incorporer le beurre coupé en petits dés. Malaxer afin d'obtenir un résultat très granuleux. Enfin, recouvrir les pommes avec le mélange obtenu
Faire cuire à four moyen (thermostat 5/6) pendant environ 50 minutes. Le gâteau doit être doré mais pas trop sombre !.

(Recette du site: http://www.uppp.free.fr/Recettes12.htm)

Pain de maïs
250 ml (1 tasse) de farine de maïs
125 ml (1/2 tasses) de farine de blé
10 ml (2 c. à café) de levure chimique
5 ml (1 c. à café) de sel
5 ml (1 c. à café) de sucre
60 ml (1/4 tasses) de beurre
2 ½ufs
250 ml (1 tasse) de laIT


1. Préchauffer le four à 200 °C (400 °F).

2. Beurrer, aux trois quarts de sa hauteur, un moule de 20 cm de côté.

3. Dans un bol, mélanger la farine de maïs, la farine de blé, le sucre, la levure chimique, le sel et le beurre ramolli à la spatule.

4. Battre ensemble le lait et les ½ufs avec une fourchette.

5. À l'aide d'une cuillère de bois, incorporer le mélange d'½ufs et de lait au mélange de farines. Les ingrédients doivent faire un mélange homogène.

6. Verser cette pâte dans le moule beurré. Mettre au four et laisser cuire 25 min ou jusqu'à ce que la lame d'un couteau enfoncée dans le centre du pain en ressorte sèche.

(Recette de http://www.servicevie.com/01alimentation/Recette/Rf_HTML/HTML_0/54b.html)

Sangria des récoltes
Faire la sangria quelques heures avant de servir pour que le goût soit meilleur.
2 bouteilles de vin rouge
1 boîte de jus de myrtilles ou de canneberges concentrées
2 cuillères à soupe de jus de citron
3/4 tasses de liqueur d'orange
¼ tasse de sucre
1 orange lavée et coupée en petits morceaux
1 citron vert lavé et en petits morceaux
1 citron lavé et en petits morceaux
1 poire lavée et en petits morceaux
1 pomme lavée et en petits morceaux

1 bouteille de limonade fraîche
Glaçons
Mélanger tous les ingrédients sauf la limonade et les glaçons dans un récipient assez grand. Remuer couvrir et laisser reposer pendant quelques heures.
Puis dans une grande carafe ajouter le mélange à la limonade et des glaçons.

Scones irlandais aux herbes
250g de pommes de terre farineuses
4 cuillères à soupe de farine
1/4 cuillères à café sel
4 cuillères à soupe d'huile 2 cuillères à soupe de Persil haché
1/2 cuillères à café d'aneth séché
1/4 cuillères à café de sarriette
1/4 cuillères à café de marjolaine
1/4 cuillères à café de sauge en poudre
Huile à frire Faire bouillir ou enfourner les pommes de terre et les passer au mixer. Mélanger la farine, le sel, l'huile et les herbes avec les pommes de terre. Sur une table farinée, étaler le mélange pour qu'il fasse 5ml d'épaisseur environ. Couper dedans des petits triangles de 7 à 10 cm de large.
Frire dans l'huile bouillante des deux côtés jusqu'à ce que chaque côté soit doré.
(Cette recette vient du site http://www.unc.edu/~reddeer/recipe/rec_mabon.html#herbscone Source: Vera Gewanter, "A Passion for Vegetables")





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MERCI A http://www.paganisme.fr/paganisme/fetes/mabon.html
MABON
# Posté le mardi 10 octobre 2006 14:41

1ER AOUT LAMMAS - LUGNASAD

1ER AOUT LAMMAS - LUGNASAD
On fête ici les premières récoltes. Egalement connue sous le nom de LUGHNASADH (en référence au Dieu celte Lugh, dieu du soleil) c'est le moment où l'on sent imperceptiblement l'approche de l'ombre. On remercie de ses bontés la Déesse Mère de la terre. Lammas est le jour de la fête du pain


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Littéralement, Lugnasad veut dire « l'Assemblée de Lug » dressée, dans les légendes, en l'honneur de la Terre-Mère pour ses dons aux hommes notamment. Par ailleurs Lug est le Dieu Solaire aux attributs royaux. C'est aussi un dieu Trinitaire dont le Tribann est un des symboles.

On trouve aussi une autre appellation à cette fête : Lammas. C'est une fête paysanne majeur car elle marque le temps de la récolte et des moissons en plein c½ur de l'été. Traditionnellement cette fête était présidée par les Rois et Seigneurs.

Elle était très répandue parmi les populations celtiques, de l'Irlande en passant à la Gaule, et même jusque parmi les Germains.

C'est un moment très joyeux où se mêle à la solennité du moment, réjouissance, musique, danses, jeux...

En tant que première fête après le solstice et elle marque les débuts de la descente vers l'Automne. Mais c'est malgré tout un jour lumineux, ou chacun profite du fruit de son travail et de son labeur, où chacun constate l'avancée de son évolution et peut en jouir. C'est la Fête du Don, de la Richesse sur tous les plans, où l'on offre, reçoit, partage ...

Lugnasad marque réellement un temps de quiétude, de pérennité de la Vie et de constance.




DIVERSES SOURCES INTERNET
# Posté le jeudi 03 août 2006 13:08

21 JUIN

21 JUIN
Prochaine fête : LITHA le 21 juin.

C'est le jour le plus long de l'année, à partir de cette date les jours vont raccourcir.

Traditionnellement on allumait de grands feux de joie, on embrasait des balottins de foin que l'on faisait rouler le long des pentes pour célebrer la fertilité des hommes et des terres, la Nature à son paroxysme, la santé et l'amour; on dansait et buvait en l'honneur de la Déesse et du Dieu.

Cette fête a été "volée" par les chrétiens qui l'ont transformée en Saint Jean.

C'est aussi l'occasion de cueillir des plantes et herbes dont les pouvoirs sont accrus en ce jour là.
# Posté le lundi 29 mai 2006 00:53